Le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant, anarchiste désespéré qui jugeait que les représentants du peuple étaient responsables de sa misère, fit exploser en pleine Chambre des députés une bombe artisanale emplie de clous, blessant une cinquantaine de personnes, dont lui-même. Le 5 février 1894, il est décapité.
Mais dès décembre 1893, on commence à voter ce que l’Histoire a surnommé les « lois scélérates », qui sanctionnent les délits d’opinion, permettent les arrestations arbitraires, musellent la presse et interdisent tout ce qui pourrait ressembler à de la propagande anarchiste.
Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, Le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu. C’est vraisemblablement un autre pauvre type un peu cinglé, plus ou moins communiste, Marinus van der Lubbe, qui a mis le feu. C’est aussi très vraisemblablement grâce à Göring qu’il a pu entrer. On lui coupe la tête le 10 janvier 1934.
Mais dès le 28 février 1933, on lance le Reichstagsbrandverordnung, qui crée les conditions du régime nazi en supprimant les libertés individuelles et envoie les communistes dans les premiers camps de concentration.
On ne sait pas la part qu’a prise en 2012 la DGSE dans les attentas d’un autre paumé, Mohamed Merah. L’émotion qu’ils ont causée est pourtant tombée à point dans une campagne du second tour où Sarkozy, définitivement discrédité, s’essoufflait, cornaqué par un journaliste d’extrême droite, Patrick Buisson. Ça n’a heureusement pas suffi.
Et l’on se demande à la fin si les auteurs des attentats de Paris rêvaient de faire élire un maximum de partisans de Mlle Le Pen…
Mais dès décembre 1893, on commence à voter ce que l’Histoire a surnommé les « lois scélérates », qui sanctionnent les délits d’opinion, permettent les arrestations arbitraires, musellent la presse et interdisent tout ce qui pourrait ressembler à de la propagande anarchiste.
Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, Le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu. C’est vraisemblablement un autre pauvre type un peu cinglé, plus ou moins communiste, Marinus van der Lubbe, qui a mis le feu. C’est aussi très vraisemblablement grâce à Göring qu’il a pu entrer. On lui coupe la tête le 10 janvier 1934.
Mais dès le 28 février 1933, on lance le Reichstagsbrandverordnung, qui crée les conditions du régime nazi en supprimant les libertés individuelles et envoie les communistes dans les premiers camps de concentration.
On ne sait pas la part qu’a prise en 2012 la DGSE dans les attentas d’un autre paumé, Mohamed Merah. L’émotion qu’ils ont causée est pourtant tombée à point dans une campagne du second tour où Sarkozy, définitivement discrédité, s’essoufflait, cornaqué par un journaliste d’extrême droite, Patrick Buisson. Ça n’a heureusement pas suffi.
Et l’on se demande à la fin si les auteurs des attentats de Paris rêvaient de faire élire un maximum de partisans de Mlle Le Pen…
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